Dessins et documents
d’architecture et de décoration
Grand dessin original. Gouache et aquarelle. 74 x 98,5 cm, dans un cadre (sans vitre) de 83,5 x 108 cm. Quatre petites taches.
Titre en haut à gauche : « Église St Blaise, Projet d’agrandissement ».
Élévations de la façade latérale et de la façade principale du projet d’agrandissement des architectes vichyssois Jean Lioger et Antoine Chanet, à qui l’on doit à Vichy notamment le Petit casino (centre culturel Valery Larbaud), l’hôtel Radio et l’hôtel de ville. La nouvelle église Notre-Dame-des-Malades, édifice Art Déco en béton armé surmonté d’une immense coupole revêtue de cuivre, a été élevée de 1925 à 1931, accolée à l’ancienne église Saint-Blaise pour ainsi l’agrandir. Elle sera complètement achevée en 1956.
Ce grand dessin aux couleurs vives, analogue à un dessin au trait signé par les deux architectes et conservé dans les fonds patrimoniaux de la ville de Vichy, pourrait être un dessin de présentation du projet.
Réf. 1789 – Cat. 13-46
Dessin original. Encre de Chine. 38,8 x 38 cm à vue, dans un cadre de 54,8 x 53 cm. Deux déchirures sans manque à droite de la feuille.
Mentions au crayon sur la marie-louise : « Projet de reconstruction de l’hôtel de ville de Bailleul » en bas à gauche ; « Louis Marie Cordonnier, 1854-1940 » en bas à droite.
Vue animée de la place – aujourd’hui place Charles de Gaulle – avec une proposition pour la reconstruction de l’hôtel de ville, qui avait été presque entièrement détruit, comme une grande partie de la ville, pendant la Première Guerre mondiale. L’hôtel de ville a été reconstruit au début des années 1930 par les architectes Louis Marie Cordonnier, René et Maurice Dupire, Louis Roussel et Jacques Barbotin, dans un style typiquement flamand. La proposition de notre dessin est très proche de ce qui a été réalisé, avec quelques différences notamment dans le beffroi.
À l’arrière-plan, on voit le clocher de l’église Saint-Vaast, qui a elle aussi été reconstruite par Louis Marie Cordonnier, mais quelques années avant la reconstruction de l’hôtel de ville et du beffroi. La partie haute du clocher est différente sur le dessin de ce qui a été réalisé.
Réf. 1704 – Cat. 13-40
Dessin original. Aquarelle. Format oval, 41,5 x 28,5 cm, dans un cadre rectangulaire de 51,5 x 38,5 cm. Signé en bas du dessin : « À Monsieur & Madame Sosé‑Néetens, à l’occasion de la St‑Henri, 14 juillet 1933, P. Lajoie, architecte M.C. »
Titre et date en haut à gauche : « Villa Marijo, Èze-sur-Mer, 1933 ».
Paul Lajoie (1866-1940) a d’abord étudié et travaillé à Valenciennes (Nord), avant d’être l’élève de Louis Jules André et Victor Laloux à l’École des Beaux-arts de Paris de 1886 à 1890. Il a travaillé essentiellement dans le Nord-Pas-de-Calais et sur la Côte-d’Azur depuis Monte-Carlo. Il a également été inspecteur des travaux diocésains d’Oran (Algérie) de 1895 à 1897.
Èze se situe sur la Côte-d’Azur, entre Nice et Monaco.
Réf. 1778 – Cat. 13-32
Dessin original. Mine de plomb, aquarelle et rehauts de gouache blanche. 49,2 x 38,3 cm à vue, dans un cadre de 66 x 55 cm. Froissures visibles.
Signé en bas à droite, sous le titre : « J. Legendre ».
Charmante vue animée de dix-sept personnages de l’hôtel Furstemberg, ancien palais abbatial de Saint-Germain-des‑Prés, situé rue de l’Abbaye (VIe arrondissement), face à la rue de Furstemberg. Notre vue a été prise à l’angle de la rue Cardinale. Le bâtiment était alors occupé par la Société odontotechnique de France, la Société de Chirurgie et les éditeurs Gaume et Cie. La Société de Chirurgie (aujourd’hui Académie nationale de Chirurgie) était installée dans ce bâtiment de 1852 à 1900, avant de déménager au 12, rue de Seine. L’Institut odontotechnique (composé de la Société odontotechnique et de l’École dentaire de France) occupa le premier étage du palais à partir de 1883. Nous pouvons ainsi dater ce dessin entre 1883 et 1900.
L’ancien palais abbatial de Saint-Germain-des-Prés a été construit en 1586 par le cardinal de Bourbon et a été remanié en 1699 par le cardinal de Fustemberg. Vendu comme bien national en 1797, il abrite aujourd’hui l’Institut catholique de Paris (site « Saint‑Germain »).
L’auteur de ce dessin pourrait être Joseph-Alexandre Legendre : « peintre et aquarelliste, né à Bléré (Indre-et-Loire), XIXe siècle (Ec. Fr.). Élève de l’École Nationale de dessin. Débuta au Salon en 1878. On cite de lui : Tombeau de la famille Collard-Bigé au cimetière Montparnasse. » (Bénézit, V, 481).
Réf. 1511 – Cat. 13-14
« Propriété de Mr Bergé, 29, rue Taitbout ». Dessins sur papiers filigranés. Les deux élévations et la coupe sont à l’échelle de 0,02 pour 1 mètre, le plan est à l’échelle de 0,01 pour 1 mètre.
a) « Façade sur la rue Taitbout ». Élévation. Plume, encre noire et aquarelle. 68 x 85 cm. Déchirures sur les bords, piqûres, taches et traces.
b) « Façade sur la rue La Fayette ». Élévation. Plume, encre noire et aquarelle. 68 x 85 cm. Déchirures sur les bords, piqûres, taches et traces.
c) « Coupe sur l’axe de passage de porte cochère ». Plume, encre noire et aquarelle. 68 x 85 cm. Déchirures sur les bords, piqûres, taches et traces.
d) « Plan du Rez-de-Chaussée ». Plume, encres noire et rouge, graphite, lavis vert et rose. 45,5 x 53,5 cm. Traces de mouillure.
Cet immeuble a été construit et existe encore aujourd’hui.
Réf. 1814 – Cat. 13-12
Dessin original. Plume et aquarelle. 46,7 x 31,8 cm, contrecollé sur une feuille de 52,6 x 37,8 cm. Petit manque au coin supérieur droit de la feuille de support.
Titre en haut à gauche : « Monument à la mémoire des soldats de la Vienne morts pendant la Guerre de 1870-1871 ».
Mention, échelle, signature et date sous le titre : « On propose d’utiliser pour cet édifice un obélisque en marbre de Sablé, ayant les dimensions et la forme figurées ci-contre. – Échelle de 0m05c pour 1 mètre. – JCFormigé architecte, sept. 1892 ».
Ce monument a été réalisé et se trouve à Poitiers, square de la République.
Le soldat effondré au pied de l’obélisque, œuvre en bronze du sculpteur Jules Coutan, est différent dans la version réalisée de celui représenté sur le dessin.
Réf. 1541 – Cat. 11-93
Dessin original. Crayon et aquarelle. 35,8 x 54 cm. Feuille abîmée : déchirures aux bords droit et inférieur, piqûres sur le côté gauche, plis, froissures et usures.
Titre en bas du dessin : « Façade principale – Projet de Gare place Maison Dieu ». « Echelle de 0,02.p.m. » en bas à droite.
Indication au fronton de la façade : « Cie des Chemins de Fer départementaux de la Haute-Vienne ». Cette compagnie a été créée en 1909. Elle gérait un réseau de tramways électriques autour de Limoges. En déclin à partir des années 1930, le « trami » sera définitivement remplacé par un réseau d’autocars en 1949.
Ce projet d’une gare n’a pas été réalisé. La station terminus des tramways de Limoges a en effet été transférée de la place Maison-Dieu à la place des Charentes en 1920 pour laisser place à la construction de la nouvelle gare des Bénédictins, qui sera inaugurée en 1929. Les Archives départementales de la Haute-Vienne conservent un dessin analogue montrant la façade postérieure de ce projet et daté de 1911.
Réf. 1582 – Cat. 11-37
a) « Vue Perspective de la Ville de St. Denis prise du Vert Galant ». Plume et aquarelle. 31,3 x 44,2 cm, dans une marie-louise ancienne de 39,3 x 48 cm. Mouillure sur le troisième paragraphe du poème.
Titre manuscrit sous le dessin, sur la marie-louise. Signé et daté en bas à droite de la feuille : « Douville Delineavit, le 1er février 1818 ».
Poème manuscrit sous le dessin, sur la feuille : « Oh ! Vous qu’on voit soupirer / Quand la Parque vous appelle / Oserez-vous murmurer / Voyant la Grandeur Mortelle // Vous Plaindrez vous de ces lois / Dont les Ordres vous menacent / Et qui font Passer les Rois / Par où tous les hommes Passent // Ces Magnifiques Tombeaux / Ces superbes Mausolées / Ne Marques quoi qu’ils soyent Beaux / Que des Pertes Signallées // Rien ne peut long tems Durer / Dans nos Egales fortunes / Mourez donc : sans murmurer / Âmes faibles et Communes. »
Ce dessin a été réalisé d’après une gravure d’Israël Silvestre (1621-1691), intitulée « Profil de la Ville de S. Denis » et sous laquelle figurent les seize même vers, qui seraient un poème de Georges de Scudéry (cf. Faucheux et Baré, sur le site Internet israel.silvestre.fr).
Cette vue a été prise du nord-ouest. On y voit le Saint-Denis du XVIIe siècle, dans la campagne, avec la flèche coiffant la tour nord de la basilique (alors église abbatiale de l’abbaye royale) et la rotonde des Valois jouxtant le portail du transept nord de la basilique (mausolée dynastique des Valois qui fut détruit en 1719 sans avoir été jamais achevé). À droite : l’église Saint-Marcel, le couvent de la Visitation Sainte-Marie et les églises Saint-Martin et Saint-Denis-de-l’Estrée.
b) « Vue Perspective de la Ville de St. Denis prise du coté du midy sur le Pont nouvellement construit sur le canal ». Plume et aquarelle. 29,5 x 43,1 cm, dans une marie-louise ancienne de 39,7 x 49 cm. Tache nettoyée en haut de la feuille, dans le ciel.
Titre dans un cartouche sous le dessin, sur la marie-louise. Daté en bas à gauche du dessin, sur la marie-louise : « Relevé d’après nature le 1er 7bre 1820 », et signé en bas à droite : « Par Douville Père ».
Cette vue a été prise du sud. On y voit le Saint-Denis du début du XIXe siècle, au milieu des champs. À droite, devant la basilique, l’ancien cloître de l’abbaye royale de Saint-Denis, transformé peu de temps avant en maison d’éducation de la Légion d’honneur. Au premier plan : le canal enjambé par un pont carrossé, avec derrière, l’ancien carmel (dans lequel est installé aujourd’hui le musée municipal d’art et d’histoire Paul Éluard). À gauche : la chapelle du couvent des Annonciades célestes (communauté installée en 1629), dont le dôme avait été construit par l’architecte D’Aviler à la fin du XVIIe siècle (le couvent et sa chapelle seront démolis en 1844-1845 ; il n’en existe que peu de représentations).
Bibliographie : Claudine Billot, Nicolas Faucherre et Michaël Wyss « Castellum, burgus sive urbs », In. Atlas historique de Saint-Denis, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme 2022, pp. 185-313.
Réf. 1610 – Cat. 11-16, 13-52
Grand dessin encadré. Aquarelle. 32,5 x 46 cm, contrecollé sur papier blanc et dans un cadre de 62 x 74 cm. Coins du cadre abîmés et quelques éclats. Légères rousseurs sur le support de papier blanc. Mention au coin inférieur droit du support : « Jardin de l’Hôtel ».
L’hôtel Titon a été construit en 1776 par l’architecte Jean-Charles Delafosse. Il se situe au 58, rue du Faubourg-Poissonnière (Xe arrondissement). Le jardin, représenté sur notre dessin avec un kiosque, une fontaine, un petit temple et des statues a entièrement disparu, loti pour faire place à la Cité Paradis, construite à partir de 1893. L’avant-corps de la façade sur jardin de l’hôtel Titon est toujours visible et bien reconnaissable actuellement au fond de la Cité Paradis.
L’hôtel Titon a été partiellement inscrit au titre des Monuments historiques en 2007.
Réf. 1630 – Cat. 11-3
Dessin original. Plume et aquarelle en camaïeu et rehauts de gouache blanche sur papier fort. 36 x 70,2 cm. Titre au coin inférieur gauche (« Chais du Doct.r Monprofit au Champ »), avec une signature non déchiffrée.
Ambroise Monprofit (1857-1922) était un médecin et chirurgien angevin. Il a été maire d’Angers (comme son père) de 1908 à 1912 et député républicain de 1910 à 1914 et de 1919 à 1922. Il a fait construire en 1895 le chai du Clos des Sables au cœur d’un vaste domaine viticole de l’appellation Coteaux-du-Layon, sur la commune de Champ (qui deviendra en 1922 Champ-sur-Layon et fera partie à partir de 2016 de la commune nouvelle de Bellevigne-en-Layon).
Réf. 1354 – Cat. 10-58, 13-29
Dessin original du XVIIIe siècle. Plume et lavis d’encres brune et verte. 43,4 x 29,5 cm, dans un cadre moderne de 56 x 42,5 cm. Signé en bas à gauche : « LeBon architect du Roy. Jur. ».
Titre en haut du dessin : « Projet pour la décoration du Fond du C[h]œur de l’Eglise Royale, curiale & paroissiale St Germain l’Auxerrois ! N° 1.2.3.4. »
Cette feuille inédite représente un projet de décoration pour le fond du chœur de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois à Paris (Ier arrondissement). Réalisée par Pierre-Étienne Le Bon, cette proposition à l’ornementation raffinée s’inscrit dans un programme iconographique dédié à la Résurrection du Christ. L’architecte déploie un décor illusionniste où les différents médiums artistiques communiquent entre eux. Le tableau central, entouré de pilastres corinthiens et de deux portraits de profil, montre le tombeau vide et ouvert. Dans une logique ascensionnelle et verticale, propre au sujet de la Résurrection, un Christ sculpté apparait au milieu des nuages et semble s’envoler, surplombant et magnifiant l’ensemble.
Pierre-Étienne Le Bon est né à Paris vers 1700 et mort en 1754. Élève de Jean-Sylvain Cartaud, il a été second Grand prix de Rome en 1724, derrière Jean-Pierre Boncour, sur le programme « Les desseins, plans, élévations et profils d’un grand autel pour une église Cathédrale […] », puis premier Grand prix l’année suivante sur le programme « Un plan pour une église de couvent de religieuses […] ». Il fut pensionnaire à Rome de mars 1728 à 1731. (Cf. Jean-Marie Pérouse de Montclos, « Les Prix de Rome », Concours de l’Académie royale d’architecture au XVIIIe siècle, Berger-Levrault, École nationale supérieure des Beaux-Arts, 1984, pp. 36 et 257).
Pierre-Étienne Le Bon semble montrer une certaine prédilection pour l’architecture religieuse. Il a notamment été employé à Saverne et à Strasbourg par le cardinal Armand Gaston Maximilien de Rohan. Celui-ci lui a confié pendant un certain temps la direction de l’exécution des plans de Robert de Cotte pour le palais épiscopal et princier. Il a également travaillé pour le couvent de l’Assomption à Paris en 1748 et y a complété la construction du cloître par une galerie adjacente au chœur de l’église. Il a été admis à l’Académie royale d’Architecture en 1741 et a été l’un des premiers maîtres d’Étienne‑Louis Boullée.
Bibliographie : Michel Gallet, Les Architectes parisiens du XVIIIe siècle, Paris, éditions Mengès, 1995.
Réf. 1412 – Cat. 10-32
Deux dessins originaux de la fin du XVIIIe siècle.
a) Vue de façade la basilique Sainte-Marie-Majeure, avec la Colonne de la Paix (Colonna della Pace) à gauche. Plume, lavis et aquarelle. 48 x 67,3 cm à vue, dans un cadre de 63 x 83 cm. Légères rousseurs. Papier fragilisé par endroits (le dessin a dû être doublé à une époque puis décollé pour être encadré).
b) Vue intérieure de la nef de la basilique Sainte-Marie-Majeure. Plume, lavis et aquarelle. 42 x 67 cm à vue, dans un cadre de 57 x 82 cm. Un petit grattement en haut du dessin. La feuille a été contrecollée sur un papier épais. Inscription au crayon au dos de ce support : « S A Constantin » (ou J A ?), « 2me Carton ».
Sainte-Marie-Majeure est l’une des quatre basiliques majeures de Rome. Elle a été construite au IVe siècle par le Pape Libère puis régulièrement agrandie, aménagée et transformée, notamment du XIVe au XVIIIe siècle. Sa façade baroque a été construite par l’architecte Ferdinando Fuga (1699-1781) de 1741 à 1743.
Réf. 894 – Cat. 9-106, 11-98
Dessin original, projet primé. Plume et lavis. 35,5 x 35 cm à vue, dans un cadre de 50,2 x 49,9 cm. Papier usé et gratté à plusieurs endroits.
Signé en bas à gauche : « Fçois Villers, arche inv. del. ». Le titre est donné dans un cartouche sous le dessin.
Vue perspective de l’église Saint-Mathurin de Saint-Mathurin-sur-Loire : il s’agit du projet qui a remporté le concours organisé en 1837. L’église a été construite à la suite de ce concours par François Villers, à partir de 1840.
François Villers (Jacques Louis François, dit Villers, 1791-1870) est le fils de l’architecte Louis François (auquel il succéda en 1831) et le frère de l’architecte Louis François François dit Dainville. Il fut architecte du département du Maine-et-Loire et travailla aux églises Saint-Joseph et Notre-Dame d’Angers, au tribunal de commerce de Cholet, au palais de justice de Saumur, à l’hôpital de Chalonnes-sur-Loire, etc.
Le musée des Beaux-arts d’Angers conserve un dessin d’Édouard Dainville qui était certainement une proposition pour le concours pour la construction de l’église Saint‑Mathurin. Édouard Dainville était le neveu de François Villers ; il lui succéda en 1847.
Saint-Mathurin-sur-Loire (Maine-et-Loire) se situe à l’est d’Angers, sur la rive nord de la Loire, et fait partie depuis 2016 de la commune nouvelle de Loire-Authion.
Réf. 1118 – Cat. 9-86, 11-23
Dessin original. Plume et lavis. 38,2 x 56,4 cm à vue, sous une marie‑louise d’époque de 43,1 x 61,3 cm, dans un cadre moderne de 57 x 77 cm. Pli vertical dans la partie gauche avec début de déchirure en haut de ce pli.
Signé en bas à droite : « Lyon, 1 juin 1895, Ch. Crépet ». Mention manuscrite en haut à droite : « Vu pour être soumis au Conseil des bâtiments civils, L’adjoint remplissant la fonction de Maire, » avec le cachet de la mairie de La Guillotière (il s’agit du tampon de validation permettant au projet de passer devant le Conseil des bâtiments civils, comme l’indique la mention, et non d’un tampon d’inclusion dans les archives de la mairie).
Christophe Crépet (1807-1864, né et mort à Lyon) a été l’élève d’Antoine Laurent Thomas Vaudoyer à l’École des Beaux-arts de Paris. Il a été notamment architecte-voyer de la ville de Lyon et le principal constructeur de la commune de La Guillotière et de l’actuel IIIe arrondissement de Lyon. L’église Notre-Dame Saint-Louis a été construite de 1842 à 1847 par Christophe Crépet, mais selon un plan différent de celui de notre dessin ; nous présentons là un des tout premiers projets de Christophe Crépet pour cette église. En 1852, La Guillotière sera rattachée à la ville de Lyon (dont elle forme aujourd’hui la partie nord du VIIe arrondissement).
Réf. 1197 – Cat. 9-85
La cathédrale Notre-Dame de Verdun, la plus ancienne cathédrale de Lorraine, a été construite à partir du Xe siècle dans un style roman rhénan et consacrée en 1147 par le pape Eugène III. Elle a été modifiée au XIVe siècle par l’architecte Pierre Perrat et agrandie aux XVe et XVIe siècles dans le style gothique flamboyant. Le 2 avril 1755, la cathédrale est gravement touchée par la foudre et par un incendie. Elle est reconstruite selon les désirs de l’évêque Chrétien-François de Nicolaï et du chanoine Chaligny de Plaine, avec des éléments de styles baroque et rocaille qui lui donnent aujourd’hui encore son aspect hétéroclite. Dans un élan moderniste propre au siècle des Lumières, le chanoine de Plaine eut à cœur de rendre sa grandeur divine à l’édifice en recouvrant ses éléments romans et baroques de motifs contemporains, avec notamment l’installation d’orgues par le facteur nancéien Nicolas Dupont, le comblement de la crypte (qui sera redécouverte après la Première Guerre mondiale), la pose de stalles en bois sculpté et la destruction du jubé au profit de la construction d’un somptueux baldaquin à colonnes torses inspiré de celui de Saint-Pierre de Rome.
Nous présentons ici deux dessins datant de cette période de reconstruction : une coupe longitudinale montrant les modifications du chœur et de la croisée du transept, et une coupe transversale sur le transept avec le nouveau baldaquin.
a) « Verdun, 1756 : Profil ou Coupe sur le milieu de la Cathédrale, représentant intérieurement la Façade du Sanctuaire, Choeur, Croison et partie de la Nef ». Plume, encre de Chine et lavis d’encre noire, rose et jaune. 85,5 x 114 cm. Dessin entoilé, avec quelques déchirures restaurées.
Note en haut à gauche : « Na : les Feüilles volantes représentent le Projet proposé pour placer le Chœur a la Romaine, en plaçant le sanctuaire au milieu de la Croisiére lequel seroit fermé par une balustrade de marbre, et en transposant les stales au pourtour du sanctuaire actuel qui dans le présent cas deviendroit le chœur. »
Coupe du chœur, de la croisée du transept et d’une partie de la nef, avec la charpente visible sous le toit. Trois retombes viennent masquer la crypte, le chœur, le vestibule du sacraire et le Croison de St Martin, pour montrer les éléments nouveaux, avec notamment une balustrade ornée de pots à feu, des baies ornementées, des piliers et pilastres à chapiteaux corinthiens et les stalles en bois sculpté.
b) « Coupe de l’ancienne cathédrale de Verdun prise sur la croisée ». Plume, encre de Chine et lavis d’encre noire et rose. 46 x 84,2 cm, dans un cadre moderne. Feuille doublée. Quelques traces le long du bord supérieur.
Ce dessin nous montre notamment au centre le baldaquin voulu par le chanoine de Plaine. Très inspiré du baldaquin du Bernin à Saint-Pierre de Rome, il en est quasiment une reproduction réduite. Situé devant le chœur est (la cathédrale de Verdun a également un vieux chœur à l’ouest), à la croisée du transept, il est devancé par une barrière de communion. De part et d’autre du baldaquin, sur le dessin, sont représentés les décors de deux murs latéraux avec leurs autels à tabernacles : celui côté sud est consacré à un saint évêque, celui côté nord à la Vierge à l’enfant.
Réf. 1139 – Cat. 9-81
Le château de la Bizolière se situe sur la commune de Savennières, dans le Maine-et-Loire (en bord de Loire, au sud-ouest d’Angers). Jean-Jacques-Émile Duboys‑d’Angers (1805-1882) a fait appel en 1863 à l’architecte angevin Édouard Moll (1797-1876) pour construire un château sur le domaine familial de la Bizolière. Il y fit aussi aménager le parc en 1866 par l’architecte paysager Eugène Deny. Château néo-classique coiffé de combles à la Mansart sous un toit en zinc et en ardoise, le château de la Bizolière a été restauré et modifié en 1934-1935 pour le Baron Georges Brincard (1871-1953), fils du Baron Paul-Émile Brincard et d’Anne-Alice Duboys-d’Angers, né à Savennières et président du Crédit Lyonnais de 1922 à 1945.
a) Quatre dessins du château. Mine de plomb et lavis sur calque. Env. 55 x 80 cm, chacun contrecollé sur une feuille de 65 x 100 cm. Pliure centrale et déchirures marginales sur le papier de support. Déchirures le long des pliures centrales, notamment sur l’élévation latérale qui est entièrement séparée en deux.
- « Élévation vers l’entrée ».
- « Élévation sur le jardin ».
- « Élévation latérale ».
- « Coupe en traverse ».
Ces dessins datent probablement de la période de construction du château par Édouard Moll.
b) Deux dessins des lucarnes. Mine de plomb et lavis. 37,7 x 54 cm. Au coin supérieur gauche : « Château de la Bizollière, à Monsieur le Baron Brincard ». Au coin inférieur gauche : « Échelle : 0m,05pm. ». Au coin inférieur droit : « R. Sergent, L. Fagnen, R. Bétourné, Architectes ».
- « État Actuel, Lucarnes en Pierre ».
- « Projet de Lucarnes en Bois » (grattements sur le dessin).
Ces dessins datent des travaux réalisés dans les années 1930.
Joint : Plan-masse du sous-sol. Tirage imprimé. 37,5 x 55 cm.
c) Dix photographies de quatre maquettes. Tirages contrecollés sur des feuilles cartonnées de 27 x 43 cm.
Ces maquettes sont certainement quatre propositions différentes qui ont été soumises au Baron Brincard, quand il a fait restaurer et agrandir le château dans les années 1930.
Édouard Moll a étudié à Angers puis à l’École des Beaux-arts de Paris auprès de François Debret, pour lequel il travailla à l’abbatiale de Saint-Denis et à Paris aux restaurations du Palais des Beaux-arts et de l’Opéra de la rue Le Peletier, avant d’entamer un voyage en Italie. À son retour, il travailla à Paris et en Anjou. On lui doit notamment l’hospice Sainte-Marie d’Angers et sa chapelle, l’hospice de Sainte‑Gemmes, ou en Mayenne l’église Saint-Nicolas de Craon, l’hospice Saint‑Louis de Laval et le palais de justice de Mayenne.
Le château de la Bizolière est aujourd’hui un château vinicole.
Réf. 1102 – Cat. 9-52, 11-49
Deux dessins originaux d’une belle demeure bourgeoise dans le Nord :
a) Aquarelle sur calque (cintré). 46,2 x 29 cm, contrecollé sur une feuille de 53 x 35,5 cm. Petites déchirures sur le support.
Tampon en bas à gauche : « L. Gasiorowski, Architecte, Inspecteur, Arts et Métiers – Lille ». Signé en bas à droite : « Dressé par l’architecte soussigné, Lille, le 15 Mars 1895, L. Gasiorowski ». « Échelle, à 0,02 » sous la signature. Mention sous le titre, en bas du dessin : « Reproduction interdite, SGDG ».
Élévation d’une belle maison à deux étages de la fin du XIXe siècle. On voit en arrière-plan les cheminées d’usine et les lignes électriques. Un chat se promène sur la crête du toit. Avec humour, l’architecte a représenté les propriétaires devant la porte, avec leur chien levant la patte arrière sur la maison.
b) Aquarelle et crayon. 46,5 x 30,2 cm. Petite déchirure au bord droit et traces de plis.
Signé en bas à droite : « Dressé par l’Architecte soussigné, Lille, le 23 Mars 1895, L. Gasiorowski », « Échelle à 0,02 p. mètre » en bas à gauche sous le titre.
Madame Guisez-Deboom est représentée, pensive, au balcon du premier étage.
Pont-de-la-Deûle se situe sur l’actuelle commune de Flers-en-Escrebieux, au nord de Douai. Ladislas Gasiorowski a contribué au monument aux morts de la commune d’Auby, voisine de Flers-en-Escrebieux, qui a été construit après la Guerre de 1870 et modifié en 1922 pour les morts de « 14-18 » (ce monument porte les signatures de « L. Gasiorowski, arc[hitec]te » et « Honoré Père, marbrier à Lille ».
Joint : Un tirage d’une autre élévation de cette maison. 45,6 x 33,5 cm, couleurs pâles, avec cotes manuscrites à l’encre noire.
Réf. 1158 – Cat. 9-9
Grand dessin original. Aquarelle. 72 x 134 cm à vue, dans un cadre de 82 x 144 cm. Petites pertes et usures au cadre. Le titre est donné sur deux cartouches de laiton en haut et en bas du cadre. Signé en bas à droite : « A. Guy-Otin, 5/20 ».
Vue du Grand Hôtel du Parc de Chatel-Guyon (Puy-de-Dôme) et du parc thermal qui le borde, avec à droite l’ancien hôtel des Princes (aujourd’hui « Splendid »). Le Grand Hôtel du Parc a été construit autour de 1900. Il a été l’un des principaux palaces de Châtel-Guyon et a depuis été divisé en appartements. Ce dessin nous donne un précieux témoignage de cette station thermale en 1920. L’hôtel a depuis été modifié et l’avenue de Broqueville a été percée à son pied.
Anatole Guy-Otin était architecte de jardins. A-t-il été le paysagiste du parc thermal de Châtel-Guyon ? C’est ce que ce grand dessin de présentation, postérieur à la construction de l’hôtel, nous laisse penser.
Une exposition a été consacrée à Anatole Guy-Otin en 2011 au château de Valençay (Indre).
Réf. 987 – Cat. 8-54
Dessin original du XVIIIe siècle. Encre de Chine et lavis d’encre grise. 31,8 x 71,2 cm à vue, dans un cadre de 40 x 79,5 cm. L’échelle est donnée en toises.
Le dessin, à proprement parler (élévation et plan-masse), est sur une feuille de 17,7 x 66 cm, contrecollée sur la feuille sur laquelle figurent l’encadrement noir et le titre (« Plan & Elévation de La Façade du Bagne du côté du Port. Bt. »).
Le bagne de Brest a été construit de 1749 à 1752 par Antoine Choquet de Lindu (1712‑1790), marin brestois, ingénieur et architecte, l’un des principaux constructeurs du port de Brest (cales de construction, casernes, hôpitaux, magasins, manufactures, digues, bassins, etc.). Antoine Choquet de Lindu a écrit l’article consacré aux bagnes dans l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert.
Deuxième bagne de France en termes de capacité après celui de Toulon, ce bâtiment de plus de 250 mètres de longueur fut démoli après la Seconde Guerre mondiale lors de la reconstruction de Brest. Très novateur en son temps, tant du point de vue de la sécurité que de l’hygiène, le bagne de Brest est décrit dans l’ouvrage de son architecte Antoine Choquet de Lindu : Description du bagne, pour loger à terre, les galériens ou forçats de l’arsenal de Brest. Projeté, bâti, dessiné et gravé (Brest, R. Malassis, 1759) ; ouvrage devant se trouver réuni avec : Description des trois formes de port de Brest, bâties, dessinées et gravées en 1757 (Brest, R. Malassis, 1757, in-plano, cf. Polak, 1732).
Notre dessin présente treize piliers de renforts sur l’aile gauche qui ne sont pas représentés sur l’élévation gravée de cette même façade dans l’ouvrage de 1757, ni sur celle dans le volume de planches du Supplément de l’Encyclopédie en 1777. À l’inverse, notre dessin ne montre aucun contrefort sur l’aile droite, alors que les quelques photographies que nous avons pu voir en laissent voir quatre (et bien treize à gauche). Il y a fort à penser que ces contreforts aient été ajoutés progressivement pour consolider le bâtiment et que notre dessin ait été réalisé entre la construction des treize contreforts de gauche et celle des quatre contreforts de droite.
Réf. 701 – Cat. 6-28, 14-6
Magnifique dessin original. Aquarelle et gouache. 29,5 x 61,5 cm à vue, dans un cadre moderne de 50 x 81 cm. Le titre est donné sur un cartouche repris d’un cadre plus ancien.
Le 14 juillet n’est la fête nationale française que depuis 1880 et la loi Raspail. Le 14 juillet 1889 est un jour très particulier. La République a connu plusieurs difficultés au début de l’année (crise boulangiste et gouvernement antirépublicain). Le centenaire de la Révolution française est célébré en pleine Exposition Universelle, qui a ouvert ses portes le 15 mai, autour de la Tour Eiffel, inaugurée le 31 mars. Un fastueux banquet et un bal sont organisés au Palais de l’Industrie et un grand feu d’artifice est offert par la Ville de Paris, tiré par l’entreprise Ruggieri (artificiers du roi Louis XV à partir de 1739) qui avait déjà tiré le premier feu d’artifice de la Tour Eiffel le 14 juillet 1887, avant la fin de sa construction. D’autres feux d’artifices furent tirés ce soir là : aux Bois de Boulogne et de Vincennes, aux Buttes Chaumont, au Parc Montsouris, à la pointe de l’île Saint-Louis ou sur l’île des Cygnes à Grenelle.
Il est fort probable que cette pièce décorative de notre dessin soit un projet ou une vue de l’esprit qui n’ait pas été réalisé. Le groupe sommital, doré, reprend celui du Palais de l’Industrie (construit pour l’Exposition Universelle de 1855) : La France distribuant des couronnes au Commerce et à l’Industrie. L’arc brisé évoque quant à lui la grande passerelle du pont de l’Alma construite pour l’Exposition de 1889.
D’après nos recherches, ni les feux d’artifices tirés en juillet 1889 ni les fontaines lumineuses de l’Exposition Universelle ne montrent une telle structure. De plus, l’absence de foule (quelques personnages disparates sont représentés, certains dansant, très proches de l’événement), ainsi que les flammes gigantesques, laissent penser qu’il s’agit plutôt d’une évocation ou d’un projet que de la représentation d’un spectacle ayant eu lieu. Ce dessin n’en est pas moins d’une grande qualité.
Réf. 835 – Cat. 6-16, 8-21
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Grand dessin original. Mine de plomb et aquarelle. 60,3 x 94,2 cm à vue, dans un cadre de 79,5 x 113,5 cm. Petites déchirures marginales. Fortes marques de pliures (feuille anciennement pliée en quatre).
Élévation, plan-masse et coupe. Devise « Fiat Lux » en bas à gauche.
Inscription sur le monument : « Ce monument fut érigé pour consacrer l’époque où la Méditerranée fut réunie à la Mer Rouge le XXIII Oct. M DCCC LX IX – Cette œuvre gigantesque est due à l’initiative de Sa Majesté Napoléon III ; au concours généreux de l’Égypte et au génie d’un Français, Ferdinand de Lesseps ».
Ce dessin anonyme est un projet de phare monumental pour le canal de Suez. Le musée d’Orsay conserve un projet de phare monumental par Léon Labrouste, portant la même devise manuscrite « Fiat Lux ». Le phare de Port-Saïd a été construit en 1869 par l’architecte François Coignet, choisi pour sa modernité technique avec son utilisation du béton armé. Auguste Bartholdi avait lui aussi proposé un projet de phare pour le Canal de Suez, sous la forme d’une statue monumentale d’une femme orientale tenant une torche, non sans rappeler sa future statue de la Liberté.
Réf. 1664 – Cat. 13-78