(J.B. de Voglie). Le grand pont de Tours (auj. pont Wilson) après le tassement d’une pile en 1777 (Indre‑et‑Loire).

2 000,00 €

Dessins originaux à l’encre de Chine sur deux feuilles assemblées. 41,5 x 84,8 cm. Deux pliures verticales, rousseurs au bord gauche et dans la partie droite, bord gauche affaibli.

« Élévation des 8 et 9e Arches du Pont de Tours du côté d’Amont après le Tassement de la 8e Pile » et « Coupe et Profil de la 8e Pile Tassée le 28 Août 1777 ».

Mention sous le titre de la coupe : « La Ligne horisontale A.B et les 2 perpend[iculai]res ponctuées aux extrémités indiquent l’emplacem[en]t de la Pile avant son tassement ».

Ce pont, nommé à l’époque « pont Royal » et surnommé aujourd’hui le « pont de pierre » par les Tourangeaux, était la porte d’entrée de la ville depuis le nord de la Loire. Construit de 1764 à 1777, il est inscrit au titre des Monuments historiques depuis 1926. L’affaissement de sa huitième pile en 1777 (peu avant l’achèvement de sa construction) fut l’un des nombreux incidents qu’il connut dans son existence : chute d’une voûte en 1776, écroulement de quatre arches en 1789, affaissement de trois arches en 1835, dynamitages pendant la Seconde Guerre mondiale (par les Français en 1940 et par les Allemands en 1944), effondrement partiel en 1978.

Jean-Baptiste de Voglie (ou Jean Bentivoglio, 1723-1777), après avoir travaillé pour Jean-Rodolphe Perronet à Alençon, fut nommé ingénieur en chef de la généralité de Tours en remplacement de Mathieu Bayeux (dit Bayeux l’aîné), puis inspecteur général en 1770, jusqu’à sa mort en octobre 1777. Il eut la charge de l’achèvement des travaux du pont de Tours et on lui doit également le pont Cessart à Saumur.

Bibliographie :
- Jean-Luc Porhel (dir.), Les Tribulations du pont de pierre, Tours, Archives municipales, 2009.
- Évelyne Bellanger, « Le pont Wilson de Tours, “un pont maudit” ? », article paru dans La Nouvelle République, 5 avril 2018.
- F.-P.-H. Tarbé de Saint-Hardouin, Notices biographiques sur les ingénieurs des Ponts et Chaussées depuis la création du Corps, en 1716, jusqu’à nos jours, Paris, Librairie polytechnique, Baudry, 1884, pp. 33-34.
- Mémoires de la Société archéologique et historique de l’Orléanais, t. 29, Orléans, Librairie Herluison, 1905, pp. 461-463.

Au verso de la partie gauche se trouve un autre dessin : « Porte du Grand Bassin de Retenue, de l’Écluse de Cherbourg » (Manche), encre de Chine et aquarelle. 41,5 x 27,3 cm.

Réf. (AC) – Cat. 14-1

Dessins originaux à l’encre de Chine sur deux feuilles assemblées. 41,5 x 84,8 cm. Deux pliures verticales, rousseurs au bord gauche et dans la partie droite, bord gauche affaibli.

« Élévation des 8 et 9e Arches du Pont de Tours du côté d’Amont après le Tassement de la 8e Pile » et « Coupe et Profil de la 8e Pile Tassée le 28 Août 1777 ».

Mention sous le titre de la coupe : « La Ligne horisontale A.B et les 2 perpend[iculai]res ponctuées aux extrémités indiquent l’emplacem[en]t de la Pile avant son tassement ».

Ce pont, nommé à l’époque « pont Royal » et surnommé aujourd’hui le « pont de pierre » par les Tourangeaux, était la porte d’entrée de la ville depuis le nord de la Loire. Construit de 1764 à 1777, il est inscrit au titre des Monuments historiques depuis 1926. L’affaissement de sa huitième pile en 1777 (peu avant l’achèvement de sa construction) fut l’un des nombreux incidents qu’il connut dans son existence : chute d’une voûte en 1776, écroulement de quatre arches en 1789, affaissement de trois arches en 1835, dynamitages pendant la Seconde Guerre mondiale (par les Français en 1940 et par les Allemands en 1944), effondrement partiel en 1978.

Jean-Baptiste de Voglie (ou Jean Bentivoglio, 1723-1777), après avoir travaillé pour Jean-Rodolphe Perronet à Alençon, fut nommé ingénieur en chef de la généralité de Tours en remplacement de Mathieu Bayeux (dit Bayeux l’aîné), puis inspecteur général en 1770, jusqu’à sa mort en octobre 1777. Il eut la charge de l’achèvement des travaux du pont de Tours et on lui doit également le pont Cessart à Saumur.

Bibliographie :
- Jean-Luc Porhel (dir.), Les Tribulations du pont de pierre, Tours, Archives municipales, 2009.
- Évelyne Bellanger, « Le pont Wilson de Tours, “un pont maudit” ? », article paru dans La Nouvelle République, 5 avril 2018.
- F.-P.-H. Tarbé de Saint-Hardouin, Notices biographiques sur les ingénieurs des Ponts et Chaussées depuis la création du Corps, en 1716, jusqu’à nos jours, Paris, Librairie polytechnique, Baudry, 1884, pp. 33-34.
- Mémoires de la Société archéologique et historique de l’Orléanais, t. 29, Orléans, Librairie Herluison, 1905, pp. 461-463.

Au verso de la partie gauche se trouve un autre dessin : « Porte du Grand Bassin de Retenue, de l’Écluse de Cherbourg » (Manche), encre de Chine et aquarelle. 41,5 x 27,3 cm.

Réf. (AC) – Cat. 14-1